Cette fiche a été rédigée dans le cadre du projet d’Atlas encyclopédique des Petites Iles de Méditerranée, porté par le Conservatoire du Littoral, l’Initiative PIM, et leurs nombreux partenaires.
This sheet has been written as part of the encyclopedic Atlas of the Small Mediterranean Islands project, carried out by the Conservatoire du Littoral, the PIM Initiative and their numerous partners.
(https://pimatlas.org)

ILES

Cluster : Côte Nord

Sous-bassin : TUNISIE NORD

Cani

Contributeurs :

Aida ABDENNADHER (PIM), Ridha El Ouni (Consultant) et Yassine Ramzi SGHAIER (Abysse Plongée)

Date de création :  Février 2022

 

Pour citer cette version : ABDENNADHER , A., EL OUNI, R., SGHAIER, Y-R.  (2022). Fiche île : Cani – Sous-bassin : Tunisie Nord. Atlas des Petites Iles de Méditerranée. https://pimatlas.org/explorer-atlas/iles/cani/

carte-cani
cani-profil
Commune Bizerte/délégation de Ras Jbel
Archipel Cani 
Surface (ha) 60 000
Linéaire côtier (mètre) 2000
Distance à la côte (Mile nautique) 5
Altitude max (mètre) 18
Coordonnée géographiques Latitude 37.355634°N
Longitude 10.124051°E
Propriété foncière Etat (100%)
Gestionnaire(s) Aucun
Statut de protection national Aucun
international Aucun

Description générale


Les Iles Cani, ou encore appelées « Îles des chiens » désigne deux petites îles calcaires datant de l’Eocène Yprésien , la Grande et la Petite Cani, de dimensions inégales et situées à environ une dizaine de kilomètres au large de cap Zebib, au Nord de la Tunisie. La Grande Cani porte un phare emblématique construit en 1860 et abrite un batiment militaire. Le phare est caractérisé par une tour ronde, peinte de bandes noires et blanches et les parements extérieurs sont carrelés. La construction de ce phare a été demandée parle gouvernement britanique au Bey suite à l’échouage du Spartan, le 5 juillet 1856. Il fut érigé en 1860. Le phare a une hauteur de 21m, présente une distance focale de 39m et une portée de 16 à 19Km. Comme tous les phares de la Tunisie, le Phare de l’ile de cani (TUN004) est sous l’autorité des phares et balises (SPHB) relevant de l’Armée de la Mer du Ministère de la Défense Nationale tunisienne.

Sur Grand Cani, le point culminant est situé au nord-est du phare ; Grand Cani et Cani-Est sont à l’origine une même île, fragmentée par l’érosion marine (érosion encore très active aujourd’hui avec des grottes traversant l’îlot Grand Cani de part en part). Le chenal de quelques mètres qui les sépare est suffisant pour isoler des organismes non-volants et à faible capacité de dispersion (certaines plantes, mollusques, isopodes, reptiles…). Les îles sont d’âge Eocène Yprésien (Calcaires massifs à globigérine) d’après la carte géologique de Metline au 1 :50 000 publiée en 2000 par l’Office des Mines (Hafedh Hamzacom. pers. in Delaugerre et Ouni, 2010).

Connaissances


Colonie de Goéland d’audouin à Cani (© N.D.)

Malgré leur histoire riche, les iles Cani, restent peu documentées. La mission PIM réalisée en 2009 a permis de rendre compte du grand intérêt paysager et écologique des milieux terrestres et de décrire sommairement le suppralittoral et le médiolittoral de ces îles. Une autre mission PIM a été réalisée en 2021 en collaboration avec l’association Abysse Plongée afin de faire une actualisation des connaissances des milieux terrestre et subaquatiques. Pour la partie terrestre, un inventaire rapide des éléments botaliques, herpétologiques et ornithologiques a été élaboré et pour la partie sub-aquatique, un inventaire des habitats a été réalisé.

L’ossature géologique de l’ile est la même que celle des Caps qu’elle devance, à savoir du calcaire pliocène.

 

 

 

 

PARTIE TERRESTRE :

 

Comportement ornithologique :

Lors de cette mission, la visite de la Grande Cani a permis la découverte d’une colonie de goéland d’audouin Larus audouionis d’environ 90 individus installée sur la partie Est de l’ile.

La reproduction présente différents stades : des nids avec 1 seul œuf, deux œufs, et trois œufs, des poussins de quelques jours et des poussins presque prêts à l’envol. 

Plusieurs proies et restes de proies ont pu être identifiées au sein de la colonie d’audouin : Chinchard, merlan, poulpe et seiche provenant probablement des rejets de la pêche de la zone. 

Trois adultes de goéland leucophée Larus michahellis ont été observés aux alentours de la colonie mais ils ne semblent pas nicher sur l’ile. 

Deux jeunes individus Grand Cormoran Phalacrocorax carbo ont également pu être identifiés. Deux jeunes individus Grand Cormoran Phalacrocorax carbo ont également pu être identifiés.

 

Comportement botanique :

Au total, 16 espèces ont été identifiées sur les ilots Cani :

  • Allium commutatum
  • Asteriscus maritimus
  • Cynomorium coccineum
  • Frankenia hirsuta 
  • Halimione portulacoides
  • Hyoscyamus albus 
  • Limonium sp.
  • Lavatera trimestris
  • Matthiola tricuspidata subsp. Tricuspidata 
  • Mesembryanthemum nodiflorum 
  • Pallenis maritima 
  • Rostraria litorea 
  • Sarcocornia fruticosa Sedum sp. 
  • Taraxacum officinale
  • Medicago rigidula
  • Borago officinalis 

Il est à noter que les visites ont été effectuées au mois de juin, une période défavorable à la réalisatoin d’un inventaire exhaustif puisque ceraines espèces ne subsistaient plus qu’à l’état de vestiges secs. 

 

Comportement herpétologique :

Les observations rapides herpétologiques ont permis de relever : une espèce de Scincidé Chalcides ocellatus et une espèce de Gékkonidés Hemidactylus turcicus.

Nous pensons que le phyllodactyle Euleptes europaea observé sur l’île Cani par l’équipe du Violante qui était composée de naturalistes confirmés (D’Albertis 1878) s’est éteint de Cani. L’espèce a été cherché de nuit en 2010 par l’équipe PIM (Delauger & Ouni 2010) mais aucune trace ni indice de présence sur Cani.  

Il a été constaté que la population de Chalcides ocellatus présente sur l’ile est remarquable par sa taille et agilité.

 

Comportement des mammifères :

Aucune observation de lapin n’a pu être faite lors du passage de l’équipe, toutefois, la bibliographie fait mention d’une petite population d’une trentaine d’individus concentrés autour du phare. Aucune trace de rats n’a été détectée.

 

 

PARTIE MARINE :

La ligne de rivage de l’archipel Cani est rocheuse et les fonds marins proches sont peu profonds (entre 3 à 10 m par endroit) caractérisés par un relief accidenté (écueils, platiers, falaises, affleurements rocheux, criques, canyons et grottes) et le tout entourés par un large herbier à posidonie sur roche.

 

Selon le travail de Zerzeri A et al, 2010, l’inventaire de la végétation marine le long du littoral Nord et Nord-est des côtes tunisiennes : Bizerte, Cap-Zebib et Raf-Raf durant la période s’étalant de juillet 2005 à juillet 2006 (inclus) et à une profondeur variant de zéro à dix mètres a permis d’identifier au total 80 espèces comprenant 47 Rhodophyta, 16 Ochrophyta, 15 Chlorophyta et 2 Magnoliophyta.

 

Comme habitat marin, on observe des peuplements d’algues photophiles (Padina pavonica, Corallina elongata, Jania rubens, Dictyota dichotoma, Dictyota dichotoma var. intricata, Halopteris scoparia) et des herbiers de posidonie en couverture dense et très diversifiée en termes d’espèces. Les parois présentent de nombreuses cavités où un peuplement algues sciaphiles à mode battue est fortement installé.

Au moins cinq grottes sous-marines ont été visitées lors de la mission de terrain. Toutes les grottes visitées sont localisées sur la face Sud et Est de la grande Cani. La plus profonde visitées mesure environ 25 mètres de profondeur. Toutes les grottes ont des entrées au-dessus du niveau de la mer et le sol est constitué de blocs petits à moyens (2 m maximum). A l’entrée on trouve l’Apogons communs (Apogon imberbis) et les parois de la grotte sont richement colonisées par des éponges encroûtantes qui disparaissent peu à peu vers l’intérieur. On observe aussi l’holothurie (Holothuria forskali), l’étoile de mer (Coscinasterias tenuisina), la datte de mer (Lithophaga lithophaga), l’oursin (Paracentrotus lividus) et plusieurs espèces de crustacés adaptées au monde cavernicole telles que le crevette (Palaemon sp.) et les crabes (Eriphia verrucosa). Nous avons également observé un banc d’Atherina au fond de la grotte et des rascasses de Madère (Scorpaena maderensis). 

Les champs de Cystoseira mediterranea, assez développé, forment une ceinture presque complète de l’archipel. De même, des trottoirs à vermets (Dendropoma petraeum) en bon état de développement entourent l’archipel. L’association avec des algues photophiles sur roche représente l’habitat le plus dominant pour la zone proche de l’archipel suivie par les herbiers à Posidonie sur roche qui entourent l’ile.

En plus des 24 espèces de poisson observées au niveau de l’archipel de Cani, les bancs d’alevin de poisson sont très fréquents au niveau des herbiers à posidonie et au niveau des algues. La faune est dominée d’une part par des petits poissons comme les castagnoles (Chromis chromis), les saupes (Salpa salpa), les mendoles (Spicara maena), le serran-écriture (Serranus scriba) et de très jeune individu du mérou brun (Epinephelus marginatus).  D’autre part, des poissons ichtivores sont également observés (Seriola dumerili, Sparus aurata, Seriola dumerili).

Par ailleurs, l’étude de Ben Mustapha et al. (2002) révèle la présence d’un tunnel à 21 m de profondeur sur le côté nord de l’Ile Cani avec la présence de grande diversité de spongiaires : Plakina sp., Spirastrella cunctatrix, Crambe crambe, Hemimycale columella, Phorbas tenacior, Oscarella lobularis, Petrosia ficiformis, Chalinula sp., Spongia officinalis, Sarcotragus sp., Dysidea tuphaet, Dysidea fragili.

Intérêts


Colonie de Larus audouinii à Cani (© A.A)

La colonie de Goéland d’audouin Larus audouinii identifiée à Cani est d’une taille considérable (au moins 90 individus ont été recensés pendant la visite). En Tunisie, les uniques sites connus pour la reproduction de cette espèce classée vulnérable et dont la population est en déclin d’après la liste rouge de l’UICN sont la Galite et Zembra. Peu d’informations sont disponibles à part celles fournies par les rapports de suivi PIM (Borg et al., 2013 ; Tranchant et al. 2008). Le site semble propice à la nidification du goéland d’audouin au vu de la taille de la colonie, toutefois, les cas de mortalité incitent une étude plus approfondie et un suivi plus régulier.

L’évolution comportementale et corporelle très originale et rarement remarquée ailleurs (Provence, Corse, Sardaigne, Sicile, Lazzio, Toscane, Ligurie) par les observateurs de la population de Chalcides ocellatus, mérite une étude approfondie de ces populations.

 

Pour la partie marine, les Espèces observées et inscrites dans l’Annexe II (Liste des espèces en danger ou menacées) et l’Annexe III (Liste des espèces dont l’exploitation est réglementée) du protocole concernant les aires spécialement protégées et la diversité biologique en Méditerranée sont : Cystoseira mediterranea, Posidonia oceanica, Astroides calycularis, Lithophaga lithophaga, Dendropoma petraeum, Paracentrotus lividus, Epinephelus marginatus.

Les champs de Cystoseira mediterranea en mode battu, Les trottoirs à vermets (Dendropoma petraeum), les grottes sous-marines et les herbiers de posidonie en bon état de conservation constituent les habitats marins les plus remarquable de l’ile et d’intéret pour la conservation.

Pressions


Déchets sur Cani (©A.A.)

Des signes de pollution ont été détectés sur l’ile lors de la visite de 2021. Beaucoup de chasse sous-marine est pratiquée dans la zone, sans respect de la règlementation en vigueur. 

Plusieurs cas de mortalités ont été observés.

 

Quelques espèces exotiques marines ont été inventoriées: Caulerpa cylindracea, Caulerpa chemnitzia, Asparagopsis armata, Acrothamnion preissii, Oculina patagonica, Coduin fragile et Percnon gibbesi. Caulerpa chemnitzia sombre avoir un caractère invasif pour les peuplements d’algue.

Lors de notre prospection, des files de pêche ont été observés aux alentours de l’archipel mais pas d’objet de pêche perdu. Un comportement de fuite des espèces de poisson d’intérêt commercial a été également observé démontrant encore une fois que ces espèces sont soumises à une forte pression de chasse sous-marine.

Gestion & Conservation


 

Photo de l’entrée de l’une des grottes sous-marines à Cani (©A.A.)

Tous les visiteurs de l’île jusqu’à ce jour convergent vers l’idée de la création d’une aire marine protégée entre Cani, Cap Zebib et Cap Farina (Ben Mustapha et Afli, 2007). Ainsi, l’étude sur les aires de conservation marines en Tunisie, de Ben Mustapha et Afli (2007) ainsi que les évaluations faites lors de notre visite de 2021 classent au premier rang ces écosystèmes remarquables autour du Grand Cani, en l’occurrence les trottoirs à Vermetidae, les champs de Cystoseires, les grottes sous marines et les herbiers de Posidonie.

Le site représente aussi une importance particulière puisqu’il abrite une colonie importante de goélands d’Audouin. 

Des actions de suivi et d’études détaillées sont à mettre en place à travers des campagnes de terrain plus ciblées et plus organisées par des équipes multidisciplinaires en vue d’appuyer le classement de l’île.

Extinctions d’espèces


En 1875 et 1876, une équipée d’aventureux naturalistes génois explorent les Iles de Méditerranée. Sous la direction du Capitaine-armateur Enrico d’Albertis, leur cutter « Il Violante » (13 m) les conduit le long des côtes de Tunisie. Ils explorent ainsi la Galite et ses îlots ainsi que les Iles Cani à quelques encablures de Bizerte. Entre autres observations, ils relèvent la présence du Phyllodactyle d’Europe Euleptes europaea, petit gecko endémique du bassin occidental de la Méditerranée qui en Tunisie ne vit que sur ces îles. Quelques 130 années plus tard, les naturalistes de l’Université de Tunis et des PIM suivent leurs traces. Sur l’archipel de la Galite, ils retrouvent l’espèce sur la Fauchelle et la découvrent sur les îlots de Gallo et Gallina. Pourtant sur le Galiton comme sur les îlots Cani, les recherches sont vaines. Il faut se rendre à l’évidence, le phyllodactyle a disparu de ces îles (Delaugerre, Ouni, & Nouira, 2011). Comment se peut-il qu’une espèce, présente sur ces îles depuis leur origine (il y a 15 000 à 20 000 ans) et dans cette région depuis des millions d’années; comment une espèce qui a traversé de tels changements du climat et de l’environnement a-t-elle pu si subitement disparaître ? Le rat noir, ce mal-aimé des gestionnaires des îles, ne semble pas en cause: il est absent du Galiton et ne peuple plus aujourd’hui les Cani. Un indice? sur ces deux îles a été édifié un phare. Mais celui de Cani existait déjà lors du passage du Violante en 1875! Autre indice ? un gecko, l’Hémidactyle verruqueux Hemidactylus turcicus a colonisé les deux îles où il est aujourd’hui omniprésent. Il est fort probable que son arrivée a été facilitée par les transports de matériaux ou de biens entre la terre ferme et le phare (il n’est pas venu à la nage). Mais comment ce nouveau venu aurait-il pu provoquer l’extinction du Phyllodactyle? Par compétition ou prédation directe ? C’est douteux, ces deux espèces peuvent cohabiter y compris dans des îles (généralement un peu plus grandes il est vrai). Une hypothèse : ces Hémidactyles colonisateurs, en expansion dans le Nord de l’Afrique, pourraient-ils avoir été porteurs (sains) de germes pathogènes ou de parasites qui auraient été fatals aux Phyllodactyles insulaires ? La question reste ouverte. Le livre de l’histoire des îles est ainsi composé de nombreuses pages à jamais effacées. Extinctions et colonisations font partie des processus à long terme qui concourent aux dynamiques naturelles des écosystèmes insulaires. Mais quand l’homme s’en mêle, notamment en favorisant l’arrivée brutale d’espèces exogènes, des équilibres insulaires, subtils, millénaires, s’effondrent comme des châteaux de cartes.


Michel Delaugerre, Conservatoire du littoral ; Ridha Ouni, Consultant

Principales ressources bibliographiques


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  9. Nouira S., 2001. MedWetCoast”conservation des zones humides littorales et des écosystèmes côtiers – Cap Bon”. RAPPORT DE DIAGNOSTIC DES SITES Partie relative à l’HERPÉTOFAUNE. 34p.

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